Treize jours après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu et d’échange de prisonniers dans la bande de Gaza, le président américain Donald Trump a affirmé « la fin de la guerre dans la bande de Gaza » et que « le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu devait accepter l’accord ».
Trump a déclaré au magazine Time « qu’Israël perdrait tout soutien américain en cas d’annexion de la Cisjordanie, tandis que son vice-président, J.D. Vance, a déclaré : « La Cisjordanie ne sera pas annexée à Israël. »
Le cabinet de Netanyahu a, pour sa part, déclaré aujourd’hui que « le vote de la Knesset sur l’annexion des terres de Cisjordanie « était une provocation délibérée de l’opposition visant à semer la division lors de la visite de Vance » en « Israël ».
Ces propos interviennent alors que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a entamé une visite de deux jours en « Israël ». Washington a annoncé mercredi soir que M. Rubio se rendrait en « Israël » pour soutenir la mise en œuvre du plan de Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza.
Aujourd’hui, le ministère de la Santé de Gaza a annoncé que le bilan de l’agression israélienne s’élevait à 68 280 morts et 170 375 blessés depuis le 7 octobre 2023.
De son côté, le Mouvement de résistance islamique (Hamas) a appelé la presse internationale et les organisations de défense des droits humains à faire pression sur l’occupation pour qu’elle autorise l’entrée des journalistes étrangers dans la bande de Gaza.
Netanyahu rassure Washington concernant l’annexion de la Cisjordanie, Trump menace
Les médias israéliens ont rapporté que « le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rassuré l’administration américaine concernant le vote de la Knesset sur l’annexion de la Cisjordanie occupée, tandis que le président américain Donald Trump a menacé Israël s’il mettait en œuvre la résolution ».
L’Autorité de radiodiffusion israélienne a cité Netanyahu déclarant au vice-président américain J.D. Vance que « le vote de la Knesset sur la Cisjordanie n’était qu’une lecture préliminaire qui n’aboutirait à aucun résultat ».
Haaretz a rapporté que Netanyahu, recherché par la Cour pénale internationale, « a donné l’ordre de ne pas donner suite aux projets de loi visant à imposer la souveraineté en Cisjordanie et à Maale Adumim ».
En réponse, Vance a déclaré à Netanyahu que « le vote à la Knesset n’aurait pas dû avoir lieu pendant son séjour en Israël », ajoutant que « la Cisjordanie ne serait pas annexée à Israël et qu’il se sentait personnellement insulté par le projet de loi, adopté mercredi par la Knesset à une majorité de 25 voix contre 24 ».
Vance a ajouté, lors d’une conférence de presse jeudi lors de sa visite en « Israël », que ce projet de loi était une « manœuvre politique stupide » et « contredisait les engagements d’Israël envers le processus de paix et les accords internationaux ».
Le vice-président américain a souligné que le message de Washington aux Israéliens est clair : la nécessité de maintenir l’accord de cessez-le-feu à Gaza et d’éviter toute mesure unilatérale susceptible de raviver les tensions.
Alors que Vance quittait « Israël » au terme d’une visite de trois jours, le secrétaire d’État Marco Rubio y est arrivé aujourd’hui. Avant son arrivée, il a déclaré aux journalistes dans son avion que l’adoption de tout projet de loi à la Knesset « menacerait » le cessez-le-feu et serait « contreproductive ».
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a salué le vote, déclarant : « Le moment est venu d’imposer sa souveraineté sur la Cisjordanie. » De son côté, le Likoud, qui dirige la coalition au pouvoir, a qualifié la loi de « scène » et de préjudiciable aux relations avec Washington.
Source: Médias



