Le gouverneur du Darfour, Minni Arko Minawi, a révélé que « les Forces de soutien rapide, qui combattent au Soudan, comptent plus de 85 % d’éléments étrangers », soulignant que « la plupart de ces combattants proviennent des pays voisins ».
Dans un tweet publié sur sa plateforme X, M. Minawi a expliqué que « ce fait est peut-être méconnu », mais qu’il représente, selon lui, « le cœur de la crise sécuritaire actuelle ». Il a fait remarquer que « le recours de la milice à des combattants étrangers révèle son manque de patriotisme et le danger qu’elle représente pour l’avenir et l’unité du pays ».
Les déclarations de M. Minawi interviennent alors que les informations concernant la participation de mercenaires tchadiens, nigériens et centrafricains au sein des Forces de soutien rapide se multiplient. Des rapports antérieurs de l’ONU ont confirmé ce phénomène, faisant état d’un flux continu de combattants franchissant les frontières occidentales du Soudan avec le soutien de puissances régionales.
La déclaration de Minawi est la dernière d’une série de déclarations faites ces derniers mois, dans lesquelles il a appelé à faire face à ce qu’il a appelé « l’ingérence étrangère dans le conflit en cours et à unir les rangs nationaux derrière les forces armées pour protéger la souveraineté soudanaise contre toute infiltration extérieure ».
Source: Médias



