Quatre Palestiniens sont tombés en martyre, samedi soir 13 décembre, suite à une frappe aérienne israélienne contre un véhicule dans l’ouest de la ville de Gaza.
Cette frappe constitue une nouvelle violation de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
Selon des sources israéliennes, la frappe aurait couté la vie à Raed Saad, un haut responsable du Hamas.
Des sources médicales ont indiqué que le bilan des victimes palestiniens s’est élevé à quatre martyrs suite au bombardement qui a visé un véhicule transportant des civils dans cette zone côtière.
Plusieurs autres personnes ont été blessées et un véhicule stationné à proximité a également été endommagé.
Des témoins ont déclaré que la frappe aérienne a eu lieu dans une zone d’où l’armée israélienne était censée s’être retirée dans le cadre de la première phase de l’accord de cessez-le-feu.
اللحظات الأولى بعد قصف طيران الاحتلال لمركبة عند دوار النابلسي، غرب مدينة غزة. pic.twitter.com/FW0pmsacFt
— شبكة قدس الإخبارية (@qudsn) December 13, 2025
Version de l’occupation
De son côté, l’armée d’occupation israélienne a prétendu avoir ciblé un « haut responsable du Hamas » dans la ville de Gaza, l’accusant d’avoir récemment œuvré à la reconstruction des capacités militaires et à la production d’armes, sans toutefois le nommer.
Cependant, les médias israéliens ont rapporté que la cible était Raed Saad, qu’ils ont décrit comme le commandant en second de la branche militaire du Hamas dans la bande de Gaza.
Selon ces informations, Saad a été attaqué alors qu’il circulait en Jeep à l’ouest de la ville de Gaza, accompagné de plusieurs autres personnes. Trois missiles ont été tirés sur le véhicule, suivis d’une seconde attaque pour confirmer le succès de l’opération.
Hamas: Une tentative délibérée de saper l’accord de cessez-le-feu
De son côté, le Hamas a déclaré samedi que le bombardement d’une voiture par l’armée israélienne dans la ville de Gaza s’inscrivait dans sa tentative délibérée de saper l’accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre.
Le mouvement a déclaré dans un communiqué : « Les crimes continus de l’armée d’occupation à Gaza, dont le dernier en date remonte à samedi soir, lorsque ses avions israéliens ont ciblé une voiture civile à l’ouest de la ville de Gaza, constituent une nouvelle violation criminelle de l’accord de cessez-le-feu, signé conformément au plan du président américain Donald Trump. »
Le Hamas a ajouté : « Ce crime confirme que l’occupation cherche délibérément à saper et à saboter l’accord de cessez-le-feu en intensifiant ses violations constantes. »
Le Hamas tient « le gouvernement d’occupation fasciste pleinement responsable des répercussions de ses crimes contre le peuple palestinien et de ses violations systématiques de l’accord de cessez-le-feu, notamment le ciblage de notre population, de nos militants et de nos dirigeants, la poursuite du siège et l’obstruction des efforts d’aide humanitaire. »
Le Hamas a appelé « les médiateurs et les États garants de l’accord à assumer leurs responsabilités concernant ces violations flagrantes et à prendre des mesures immédiates pour contenir le gouvernement d’occupation fasciste, qui bafoue ses obligations au titre de l’accord et cherche à le saper et à le détruire. »
Cette nouvelle agression survient dans un contexte de violations continues de l’accord de cessez-le-feu. Plus tôt, un Palestinien a été tué par des tirs de l’armée israélienne à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.
L’armée d’occupation a également mené des frappes aériennes et des bombardements d’artillerie contre d’autres zones, tout en démolissant des bâtiments résidentiels dans les secteurs qu’elle occupe encore.
Selon les autorités sanitaires à Gaza, les violations israéliennes du cessez-le-feu depuis son entrée en vigueur ont entraîné la mort de centaines de Palestiniens et fait plus d’un millier de blessés.
Plus de 70.000 Palestiniens sont tombés en martyre depuis le lancement de la guerre génocidaire israélienne contre Gaza, le 7 octobre 2023. Cette guerre a également provoqué des destructions massives, affectant la majeure partie des infrastructures civiles de la bande de Gaza.






