Des dizaines de personnes se sont rassemblées samedi dans la ville de Gaza pour les funérailles de six personnes, dont des enfants, tuées la veille dans un bombardement israélien sur une école servant d’abri à des déplacés.
« Ce n’est pas une trêve, c’est un bain de sang, nous voulons que ça s’arrête », a lancé samedi Nafiz al-Nader devant l’hôpital al-Chifa , en référence au cessez-le-feu en vigueur depuis octobre à Gaza entre « Israël » et le Hamas.
« C’était une zone sûre, une école sûre, et soudain ils ont commencé à tirer des projectiles sans avertissement, visant des femmes, des enfants, des civils », a déploré Abdallah al-Nader, endeuillé par la perte de proches.
Samedi, devant la morgue de l’hôpital al-Chifa, un homme tenait dans ses bras le corps d’un enfant enveloppé dans un linceul blanc, selon des images de l’AFPTV.

Cinq autres corps dans des sacs mortuaires reposaient sur le sol. Avant d’aller enterrer les victimes, des hommes ont récité une prière funéraire.

La Défense civile à Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du mouvement de résistance palestinien Hamas, avait initialement déclaré vendredi à l’AFP que cinq corps avaient été retrouvés après un bombardement israélien sur l’Ecole des martyrs de Gaza, utilisée comme abri dans le quartier d’al-Touffah.
Samedi, son porte-parole, Mahmoud Bassal, a fait état d’un nouveau bilan de six morts, précisant que deux autres personnes étaient portées « disparues sous les décombres. »
Parmi les victimes figurent un bébé de quatre mois, une adolescente de 14 ans ainsi que deux femmes, selon Mohammed Abou Salmiya, directeur de l’hôpital al-Chifa.
Interrogée sur cette frappe, l’armée d’occupation israélienne avait indiqué vendredi avoir repéré pendant des opérations « plusieurs individus suspects », ajoutant que ses soldats avaient tiré « pour éliminer la menace. » Assurant examiner « des allégations concernant des victimes », elle a dit « regretter tout dommage causé à des personnes non impliquées. »
L’armée israélienne avait dit vendredi avoir tiré sur des suspects alors qu’elle menait « des opérations dans le secteur de la Ligne jaune dans le nord de la bande de Gaza ».
Aux termes du cessez-le-feu, l’armée israélienne s’est repliée à l’intérieur de la bande de Gaza à l’est d’une « ligne jaune ».
Le Hamas a dénoncé samedi une attaque « contre des civils innocents », la qualifiant de « violation flagrante » de la trêve.
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a annoncé samedi qu’au moins 401 Palestiniens avaient été tués par des tirs israéliens depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Trois soldats israéliens ont également été tués depuis dans le territoire.
Source: Avec AFP



