La République fédérale de Somalie a réaffirmé vendredi « son attachement absolu et non négociable à sa souveraineté, à son unité nationale et à son intégrité territoriale, conformément à la Constitution provisoire de la République fédérale de Somalie, à la Charte des Nations Unies et à l’Acte constitutif de l’Union africaine ».
Dans un communiqué, le gouvernement fédéral somalien a rejeté catégoriquement et sans équivoque l’atteinte délibérée à sa souveraineté et la démarche illégale entreprise par « Israël » en reconnaissant la région du Nord de la Somalie.
Il a souligné que « l’administration du Somaliland fait partie intégrante du territoire souverain de la République fédérale de Somalie et ne peut être séparée ni cédée d’aucune manière ».
Le gouvernement a réaffirmé que «la Somalie est un État unique, souverain et indivisible, et qu’aucune entité extérieure n’a le droit de porter atteinte à son unité ni de modifier sa composition territoriale ».
Il a considéré « toute déclaration, reconnaissance ou accord visant à remettre en cause ce fait comme nul et non avenu, sans aucun effet juridique ou politique au regard du droit international ».
Il a précisé que « les questions relatives à l’unité de la Somalie, à son système de gouvernance et à sa structure constitutionnelle demeurent une affaire intérieure concernant uniquement le peuple somalien et doivent être traitées exclusivement par des moyens légaux, constitutionnels et pacifiques ».
Dans le même esprit, la République fédérale de Somalie a réaffirmé « son soutien indéfectible et de principe aux droits légitimes du peuple palestinien, notamment à son droit à l’autodétermination ».
Il a affirmé « son rejet catégorique de l’occupation, des déplacements forcés, des manipulations démographiques et de l’expansion des colonies sous toutes leurs formes, soulignant qu’elle n’acceptera en aucun cas que le peuple palestinien devienne apatride ».
Le gouvernement somalien a également précisé « qu’il n’autorisera l’établissement d’aucune base militaire étrangère ni aucun accord susceptible d’entraîner le pays dans des conflits par procuration ou d’importer sur son territoire des différends régionaux et internationaux ».
Le gouvernement fédéral a averti que « de tels actes illégaux compromettent gravement la paix et la stabilité régionales, exacerbent les tensions politiques et sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, en mer Rouge, dans le golfe d’Aden et au Moyen-Orient, et contredisent les efforts collectifs de lutte contre le terrorisme, notamment contre Al-Shabaab et Daech, et créent un climat propice à l’exploitation de l’instabilité politique par les groupes terroristes ».
La Somalie a souligné « son engagement en faveur d’un dialogue constructif et fondé sur des principes avec la communauté internationale, basé sur le respect mutuel, le respect du droit international et la coopération régionale ». Elle a affirmé sa « détermination à prendre toutes les mesures diplomatiques, politiques et juridiques nécessaires, conformément au droit international, pour défendre sa souveraineté, son unité et ses frontières internationalement reconnues ».
Le gouvernement fédéral de Somalie a appelé « les citoyens somaliens à rester unis, vigilants et résolus dans la protection de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays ».
Il a également appelé « tous les États et partenaires internationaux à respecter le droit international, à défendre les principes de non-ingérence et d’intégrité territoriale, et à agir de manière responsable pour soutenir la paix, la stabilité et la sécurité dans la Corne de l’Afrique ».
Source: Médias



