Les services de sécurité israéliens et des entreprises privées de cybersécurité estiment que l’Iran a réussi à infiltrer les téléphones de plusieurs hauts responsables, selon des informations diffusées dimanche soir par la télévision Kan, rapporte le site israélien i24.
Après le piratage du téléphone de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et les soupçons de compromission de celui de Tzachi Braverman, chef de cabinet de Benjamin Netanyahu, les autorités d’occupation israéliennes craignent une offensive plus large.
Les cibles potentielles incluent des ministres, des hauts gradés de l’appareil sécuritaire et d’anciens responsables politiques.
Selon les évaluations préliminaires citées par les médias israéliens, les hackers iraniens n’auraient pas directement compromis les appareils eux-mêmes, mais se seraient introduits via l’application Telegram et les services cloud « négligés » par leurs cibles. Cette approche indirecte leur aurait permis d’accéder à des données sensibles sans avoir à contourner les protections physiques des téléphones.
« Face à cette menace, des mesures drastiques ont été recommandées aux personnalités israéliennes jugées à risque. Parmi les consignes : effectuer diverses actions de sécurisation, voire remplacer purement et simplement leur appareil mobile ».
Le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, a notamment transmis un briefing sécuritaire à Naftali Bennett pour prévenir toute nouvelle intrusion.
Les services de sécurité israéliens ont affirmé que « cette vague de cyberattaques contre les appareils de hauts responsables israéliens préoccupe sérieusement le Shin Bet, qui déploie actuellement tous ses efforts pour empêcher sa propagation ».






