L’entité sioniste confie à ses collaborateurs gazaouis les tâches les plus odieuses contre la population.
Selon le journal libanais al-Akhbar, un groupe de ces agents dirigés par un certain dénommé Rami Halas ont attaqué des habitations civiles dans des zones considérées comme sûres, exigeant l’évacuation des habitants sous prétexte que l’armée d’occupation allait déplacer la « ligne jaune » vers l’ouest.
La scène qui s’est déroulé dans les rues des quartiers al-Touffah et al-Chouja’iyya a ravivé les souvenirs des années de guerre, lorsque l’armée ennemie larguait des tracts exigeant l’évacuation de certains lieux en prévision de bombardements d’artillerie lourds, selon le correspondant du journal à Gaza.
Dans son témoignage, Rami Abu Hamed, un habitant du quartier, a révélé que des dizaines de collaborateurs ont attaqué des maisons près de la « ligne jaune », tirant à balles réelles sur les habitations avant d’enlever et de traquer plusieurs jeunes hommes, le tout sous la protection de drones quadricoptères.
Abu Hamed a déclaré à Al-Akhbar : « Nous avons fui nos maisons sans pouvoir emporter nos affaires ni nos papiers d’identité. Ils ne nous ont laissé aucune chance. Ils tiraient immédiatement sur quiconque ils voyaient.»
Il a ajouté : « Nous savions que nous avions affaire à des gens encore plus abjects que les soldats d’occupation. Même lors des évacuations précédentes, nous avions pu emporter nos meubles, nos vêtements et nos provisions. Cette fois-ci, nous sommes partis avec seulement les vêtements que nous portions… ces scélérats ne nous ont laissé aucune chance. »
La semaine dernière, des groupes de collaborateurs du nord, du centre et du sud de la bande de Gaza diffusaient activement des vidéos les montrant en train de distribuer de l’aide alimentaire aux familles de leurs membres, ainsi que des images répétées de l’ouverture d’écoles et d’infrastructures civiles dans les zones sous leur contrôle.
D’autres attaques similaires ont été signalées dans les quartiers est de Khan Younes, où opèrent des groupes dirigés par les agents Yasser al-Dahini et Shawqi Abu Nassira.
Fait significatif, ces individus ne se contentent plus de leurs activités habituelles d’enlèvements et de ratissages le long de la « ligne jaune », mais tentent désormais de former des cellules clandestines pour infiltrer le tissu social et mener des opérations de sécurité plus complexes.
Selon une source sécuritaire qui s’est confiée à al-Akhbar, les forces de sécurité de la bande de Gaza ont perquisitionné la semaine dernière le domicile de l’agent Abou Nassira et saisi 700 000 shekels (environ 200 000 dollars), somme qui aurait servi à financer des enlèvements, des assassinats et à déstabiliser la situation sécuritaire intérieure, jusque-là relativement stable.
La source sécuritaire confirme que les rôles attribués aux agents ne se limitent plus à la poursuite des résistants ou à la collecte d’informations sur les points d’engagement et de déploiement, mais comprennent désormais des tâches visant à « saper la structure de valeurs de la société, en propageant le crime organisé, comme la promotion de la drogue, la pose de dispositifs d’espionnage et la diffusion de fausses informations.
Selon al-Akhbar, l’implication de ces groupes de collaborateurs dans ces basses besognes a toutefois contribué à faire échouer toutes les tentatives de les promouvoir comme une alternative potentielle au Hamas dans la bande de Gaza. « Ces tentatives ont été mises à nu par la prise de conscience du public, et les déclarations des familles et des tribus désavouant toute personne reconnue coupable de collaboration avec les collaborateurs sont devenues un outil pour les exposer et les ostraciser socialement », écrit-il.
Une source sécuritaire a commenté : « Depuis la mort du collaborateur Yasser Abou Shabab et la diffusion de vidéos montrant des collaborateurs poursuivant et assassinant des résistants, ces individus sont incapables de se faire connaître, même auprès de ceux qui rejettent le Hamas. » Et d’ajouter : « Ils sont désormais quotidiennement sous le feu ennemi avant de subir le sort qu’ils méritent.»
La source a également noté « une nette diminution du nombre de personnes affiliées aux groupes collaborateurs, après que des dizaines d’entre elles se sont rendus aux services de sécurité pour régulariser leur situation. »
Source: Média



