L’Iran commémore le sixième anniversaire du martyre du général Qassem Soleimani, l’ex-chef de la force al-Qods des gardiens de la révolution et figure emblématique de la lutte antiterroriste, selon les médias iraniens.
Des milliers d’Iraniens de tout le pays se sont rassemblés dans sa ville natale à Kerman, au sud-est du pays pour lui rendre hommage.
A Téhéran, le président iranien Massoud Pezeshkian a prononcé un discours dans lequel il a affirmé que « le martyr Soleimani s’est tenu aux côtés des peuples opprimés, en Iran et à l’étranger ».

« Le martyr Soleimani a défendu l’Iran et les musulmans de la région », a-t-il ajouté devant un grand rasemblement , estimant qu’il « était un symbole d’unité et de solidarité entre les peuples de la région ».
Evoquant son assassinat en Irak dans un raid américain, le 4 janvier 2020, il a rappelé qu’« Israël et les États-Unis commettent un acte de terrorisme d’État en assassinant de hauts responsables iraniens ».
Dans une autre partie de son discours, Pezeshkian a abordé la méthode adoptée pour choisir les fonctionnaires d’Etat : « Aucun membre du gouvernement n’a été choisi en fonction de son appartenance à un parti ou à une faction, ni pour ses relations personnelles ; toutes les nominations se sont fondées sur l’expérience, l’avis général et le mérite.»
Il a souligné la ferme détermination du gouvernement à lutter contre la contrebande, la corruption et les pots-de-vin, déclarant : « Nous sommes déterminés à éradiquer ces fléaux, même si ce chemin est difficile et risque de nuire aux intérêts de certains.»
Evoquant la réforme du système de subventions, il a assuré que « les subventions ne seront pas réduites mais seront versées directement sur les comptes des citoyens, du début à la fin ».
Pezeshkian a aussi mis en garde contre « le complot des puissances dominantes visant à répandre le mensonge dans les sociétés indépendantes », assurant que son pays a « donné la preuve que nous ne plions pas devant elles ».
« Aujourd’hui, les USA et l’entité sioniste ont recours au terrorisme d’État prétextant défendre la démocratie et la liberté. Ils assassinent des élites, des scientifiques, des dirigeants et des personnalités qui aspirent à la liberté. Ils sont les principaux criminels de ce monde. »
Attaque contre un commissariat de police
Sur le terrain où des groupuscules hostiles au pouvoir ont profité des manifestations qui ont eu lieu pour protester contre la vie chère qui se poursuivent depuis 5 jours, de nouvelles attaques ont été signalées.
« Vers 18H00 (14H30 GMT) aujourd’hui, un groupe d’émeutiers a profité d’un rassemblement de protestation à Azna, dans la province du Lorestan (ouest), pour attaquer un commissariat de police. « Trois personnes ont été tuées et 17 autres blessées lors d’affrontements », écrit Fars, dans une référence apparente à des civils.
Fars avait fait état plus tôt de deux personnes tuées dans des heurts à Lordegan, dans le sud-ouest du pays, dont un membre des forces de l’ordre à Kouhdasht (ouest).

Mercredi, un bâtiment gouvernemental a été attaqué dans le sud de l’Iran, ont indiqué les autorités.
Des cellules arrêtées
Par ailleurs, le chef de la police de la province d’Alborz a révélé qu’une cellule terroriste de 14 personnes entraînée et organisée a été arrêtée alors qu’elle travaillait dans un atelier de fabrication d’explosifs et de cocktails Molotov.
Mercredi 31 janvier, une source bien informée au sein du ministère iranien du Renseignement avait fait état que sept individus liés à des groupes hostiles basés en Amérique et en Europe ont été identifiés et arrêtés. Cinq d’entre elles étaient liées à un réseau de coordination affilié au mouvement monarchiste aux États-Unis, tandis que les deux autres étaient liées à des groupes hostiles basés en Europe. Ils avaient pour mission d’inciter à la violence lors des manifestations qui ont lieu à l’intérieur du pays, ont rapporté les médias iraniens.
Le mercredi 31 décembre, le Mossad israélien a invité les protestataires iraniens à intensifier leur mobilisation sociale, affirmant être présent avec eux « sur le terrain ».
« Sortez ensemble dans les rues. L’heure est venue. Nous sommes avec vous », ont déclaré les services secrets extérieurs d’Israël sur leur compte X, s’adressant en langue farsi aux manifestants iraniens.
Une cyberattaque des plus complexes
Le ministre iranien des Communications et des Technologies de l’information, Sattar Hashemi, a annoncé ce jeudi que le pays avait subi dimanche dernier l’une des cyberattaques les plus complexes jamais perpétrées contre son infrastructure, visant une entreprise de télécommunications. Il a expliqué que cette cyberattaque s’était déroulée en deux phases : une interne et une externe.
Par ailleurs, suite aux récentes déclarations belliqueuses du président américain Donald Trump à l’encontre de l’Iran, la mission permanente iranienne auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique a mis en garde, dans une lettre adressée a son directeur général, contre les graves conséquences de ces menaces pour le régime mondial de non-prolifération nucléaire.
Source: Divers



