Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les événements survenus au Venezuela « démontrent la puissance et l’influence du pays le plus fort du monde », ajoutant que l’attaque contre Caracas était sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
Lors d’une conférence de presse, M. Trump a confirmé que, sur ses ordres, les forces armées américaines avaient mené « une opération militaire extraordinaire au Venezuela », précisant que cette opération « visait à traduire en justice le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ». Il a souligné que la capture de M. Maduro avait eu lieu de nuit.
Trump a également expliqué que des forces aériennes, terrestres et navales avaient participé à l’opération au Venezuela, affirmant que « les capacités militaires vénézuéliennes sont inutiles et les États-Unis les ont neutralisées ».
Selon lui « le succès de l’opération au Venezuela sert d’avertissement à quiconque menace la souveraineté américaine ».
Le président américain a poursuivi en déclarant que les États-Unis vont gouverner Caracas et prendront en charge l’administration du Venezuela jusqu’à une transition pacifique du pouvoir. Il a ajouté que les secrétaires américains à la Défense et d’État feront partie de l’équipe dirigeante du Venezuela et a annoncé que d’importantes compagnies pétrolières américaines s’implanteraient dans le pays.
Trump a souligné que la vice-présidente vénézuélienne « vient de prêter serment en tant que présidente et s’est entretenue avec le secrétaire d’État Rubio, lui assurant qu’elle ferait ce que nous demandions et qu’elle était reconnaissante ». Il a également déclaré qu’il serait extrêmement difficile pour la chef de l’opposition vénézuélienne, Maria Machado, de gouverner le pays, car elle « n’est pas respectée au Venezuela et nous n’avons pas été en contact avec elle ».
Trump a averti que les États-Unis étaient prêts à lancer une autre attaque, de plus grande envergure, si nécessaire, réaffirmant que Maduro et son épouse se trouvent actuellement à bord d’un navire à destination de New York.
Il a expliqué : « Nous n’avons pas peur d’avoir des soldats américains sur le sol au Venezuela », ajoutant que « le président colombien devrait se préoccuper de sa propre sécurité ; il possède des usines de cocaïne ».
Trump a également évoqué Cuba, déclarant : « Le régime cubain ne fait pas du bon travail et nous voulons aider le peuple cubain. »
Il a en outre précisé ne pas avoir informé le congrès de l’agression contre le Venezuela : « le Congrès a tendance à divulguer des informations, si nous les avions informés au préalable, cela aurait affecté l’opération », a-t-il dit ajoutant que son pays coordonnera avec la Chine, la Russie et d’autres pays intéressés par le pétrole.
Parallèlement, Trump a affirmé que l’embargo sur tout le pétrole vénézuélien restait en vigueur, ajoutant : « Nous extrairons les richesses pétrolières du Venezuela, et leurs revenus iront au peuple vénézuélien ainsi qu’aux États-Unis en compensation du préjudice subi. »
Il a poursuivi : « Les installations et infrastructures pétrolières vénézuéliennes nous ont été volées sans que personne ne lève le petit doigt », ajoutant : « Nous n’oublierons plus jamais la doctrine Monroe pour affirmer la domination américaine dans notre région, et nous avons établi notre hégémonie. »
Cette doctrine proclamée en 1823 par le président américain James Monroe déclarait les Amériques comme la sphère d’influence exclusive des États-Unis et rejetait toute intervention ou colonisation européenne sur ce territoire. Au fil du temps, cette doctrine est passée d’un principe défensif à un cadre justifiant l’intervention américaine dans les pays d’Amérique latine.
Lors de la conférence de presse, le général Dan Keane, chef d’état-major interarmées des États-Unis, a déclaré que 150 aéronefs avaient participé à l’opération au Venezuela, précisant que celle-ci avait été retardée de plusieurs jours en raison des conditions météorologiques.
Le général Keane a poursuivi : « Nous avons œuvré à neutraliser les systèmes de défense aérienne vénézuéliens », soulignant que les préparatifs de l’attaque au Venezuela avaient débuté plusieurs mois auparavant. Il s’agissait d’une opération conjointe terrestre, aérienne et maritime, à laquelle participaient l’armée de l’air, la marine, la Garde nationale et les forces de l’ordre, dans le but de capturer Maduro.
Source: Médias



