Le colonel Hatem Karim al-Fallahi, expert militaire et stratégique, a déclaré que les opérations militaires américaines au Venezuela ont été menées de manière complexe et intégrée, débutant par la neutralisation complète des sites de défense aérienne. Ce déploiement a été facilité par un renforcement des forces américaines, dotées de capacités avancées permettant une gestion précise de l’opération.
Al-Fallahi a expliqué à la chaine qatarie Al Jazeera que les forces américaines s’appuyaient sur des avions de reconnaissance MQ-4 de pointe, capables de détecter des cibles jusqu’à 937 kilomètres de distance sans pénétrer dans l’espace aérien ni le territoire vénézuélien. Elles utilisaient également des radars capables de détecter des cibles à une portée d’environ 370 kilomètres, fournissant des informations précises sur les sites de défense aérienne ciblés et neutralisés, et sécurisant ainsi l’espace aérien pour les aéronefs participant à l’attaque.
Il a indiqué que les frappes aériennes et les explosions visant certains sites étaient probablement dirigées contre des systèmes de défense aérienne spécifiques, préparant le terrain pour l’opération d’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro.
Il a ajouté que la déclaration de l’état d’urgence par Maduro, ainsi que les propos du ministre de la Défense concernant la mobilisation générale, étaient insuffisants pour empêcher l’opération, compte tenu de sa rapidité et de son caractère imprévisible.
Al-Fallahi a expliqué que l’opération avait été méticuleusement planifiée, prenant en compte tous les scénarios possibles, y compris les mouvements de l’armée et des forces de sécurité vénézuéliennes. Il a souligné l’utilisation d’avions de transport militaire tels que les CH-47 et UH-60, sur lesquels s’appuient les forces d’opérations spéciales, notamment la Delta Force américaine, pour les assauts aéroportés.
Selon lui ces appareils opèrent avec une couverture aérienne assurant la protection et la neutralisation de toute menace potentielle, y compris les défenses aériennes ou les cibles susceptibles de compromettre l’opération aéroportée.
Il a conclu que l’opération avait été menée conformément à un plan global et intégré, au cours duquel les défenses aériennes avaient été totalement neutralisées jusqu’au périmètre du palais présidentiel.
Lors de la conférence de presse, le général Dan Keane, chef d’état-major interarmées des États-Unis, a déclaré que 150 aéronefs avaient participé à l’opération au Venezuela.
Source: Média



